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RallycrossRX: Le SuperCar ne se raconte pas, il se ... subit ...

 

hvaalrxaut2Vous avez toujours rêvé de vous retrouver « confortablement » installé dans le baquet d'une SuperCar ? Nous l'avons fait pour vous ! L'occasion d'effectuer un retour de quelques mois en arrière, lorsque PureRallycross.com eut l'immense privilège de prendre place aux côtés d'Alexander Hvaal et de sa Citroen DS3 SuperCar du Hansen Motorsport. Une expérience grandiose que nous avions pu vous relater au mois de mars dernier dans le premier numéro de Pure Rallycross Magazine et que nous vous faisons l'honneur de partager avec vous …

 

 

Honnêtement, lorsque nous avons reçu notre invitation à venir prendre part à la journée d’essais préliminaires du FIA European RallycrossRX Championship, nous n’avions guère prêté attention à ce « détail ». Seule l’excitation de reprendre contact avec le « bruit » et l’odeur dont nous étions sevrés depuis maintenant plusieurs semaines avait achevé de nous convaincre que ce premier rendez-vous de l’année, valait le déplacement. Certes, le programme distribué par le service marketing et communication parfaitement rodé d’IMG avait bien mentionné en fin de document, un fameux « passenger rides for media », sans offrir guère plus de précisions, sinon une liste des pilotes faisant passer, le temps d’un instant, Wootton du rang de petite bourgade britannique à un immense parc d’attraction.

Une impression rapidement balayée par la vague de froid touchant une partie de l’Europe occidentale en cette fin de semaine. Et d’ailleurs, ce ne sont pas les flocons saluant notre arrivée dans le berceau historique du Rallycross qui allaient nous aider à recouvrir la mémoire. Le parking surplombant le paddock offre une vue imprenable sur ce que cette saison 2013 offrira de meilleur avec le FIA European Rallycross Championship. Il faut dire que les dernières semaines ont permis de susciter un vif regain d’intérêt autour de la série. Entre une baisse importante des frais d’engagements doublée d’une catégorie SuperCars désormais ouverte à tous, le nouveau promoteur s’est encore fait remarqué par la qualité de son professionnalisme, maniant avec perfection sa volonté de trouver le parfait équilibre entre visées marketing et commerciales, et sa prise en compte du contexte particulier qu’est celui du Rallycross.

Certes, tous les pilotes annoncés ne sont pas présents. Au premier rang desquels Liam Doran, excusé pour un « coup » de froid ou encore Davy Jeanney, qui s’est contenté d’une brève apparition 24 heures auparavant. Constat similaire pour la structure « Helmia Motorsport », encore occupée à terminer la construction des deux nouvelles Renault Clio Mk3 SuperCars dévolues à Stig-Olov Walfridson et Mats Lysen.

A peine le temps de jeter un rapide coup d’œil dans les coursives d’un paddock clairsemé, que Martin Anayi, sonne la fin de la récréation. L’heure d’afficher ses ambitions pour cette saison 2013 est arrivée, pour l’homme en charge des affaires Rallycross chez IMG. Devant un parterre de journalistes réunis pour l’occasion, Anayi lâche les noms des 15 pilotes permanents du SuperCars ayant officiellement annoncé leur engagement pour un programme complet dans les rangs du FIA European Rallycross Championship. La seule surprise concernant finalement l’absence de Tanner Foust et de la structure Omse. Une nouvelle aussitôt étouffée par l’annonce, quelques dizaine de minutes plus tôt, par l’arrivée du Champion du Monde des Rallyes 2003, Petter Solberg, dont la présence sur les neufs manches que compte la saison est désormais assurée.
 
Si les températures extérieures n’incitent pas franchement l’assistance à s’aventurer en dehors du réceptif organisé pour l’occasion, sinon pour quelques courtes minutes, et voilà que l’on m’annonce discrètement l’identité du pilote à côté duquel je prendrai place quelques minutes plus tard. Soit le genre d’info à vous retirer toute faculté de réflexion. Certes, Alexander Hvaal est loin d’être une mauvaise pioche. Mis en couveuse dans les rangs du Hansen Motorsport depuis le printemps dernier, le norvégien fut la vraie bonne surprise de 2012. Seule une hépatite contractée quelques jours avant la manche finlandaise de Kouvola viendra, finalement, priver le norvégien d’une place sur le podium final du SuperCars.  

HVAALPORTRAITC’est l’esprit encore embrumé que l’on m’ordonne alors de prendre rapidement la direction de la structure du « Hansen Motorsport ». La Citroen DS3 d’Alexander, encore posée sur ses chandelles, n’attend plus que son pilote. Si le repas avalé quelques minutes plus tôt incite mon estomac à se parer de méfiance avant l’instant tant attendu, Susan Hansen, elle, se charge de me briefer rapidement. Douée d’une pédagogie à faire baver les professeurs en mal d’autorité, la championne d’Europe 1994 de Rallycross me détaille tous les aspects et les caractéristiques de la bête, dans laquelle je viens à peine de prendre place. Mais son sourire accompagnant les réponses qu’elle me livre à chacune de mes interrogations ne trompe pas : oui, je vais prendre "cher".

Et ce n’est pas l’arrivée d’Alexander qui m’incitera à modifier mon ressentit. Empressé de reprendre du service au volant qu’il n’a plus eu le loisir de piloter depuis ses essais effectués en début de saison, le norvégien m’assure que cette DS3 n’a plus rien à voir avec la C4, qu’il a habilement mené jusqu’à la septième place lors du précédent championnat d’Europe.

Devant nous, un mécanicien se presse pour indiquer le sens de la marche à Alexander qui vient à peine de démarrer sa monture. A l’intérieur de la bête, l’embrayage peine à dissimuler les bruits parasites de la DS3. Ça craque, ça cogne, bref, on comprend vite que cette dernière ne tolère guère les manœuvres à faible vitesse dans le paddock.

Stationné dans le bas de Hairy Hill, nous attendons le signal du commissaire de piste pour nous élancer. Un bref rapide coup d’œil vers Alexander suffit à me faire comprendre que le norvégien n’est pas là pour amuser le terrain. Avec un petit sourire en coin, similaire à celui de Susan Hansen quelques minutes plus tôt, ce dernier me demande, certainement conscient du calvaire qu’il s’apprête à me faire vivre, si tout va bien …

Je n’aurai pas le temps de répondre à sa question, ou plutôt, l’intéressé n’attendra pas ma réponse … La DS3 est déjà engagée sur le tracé, faisant hurler les 600 chevaux d’une voiture que je ne regarderai jamais plus du même œil. Le passage du second rapport fait irrémédiablement plier ma tête vers l’avant. Elle ne s’en relèvera qu’à l’approche de la première courbe qu’Alexander aborde à pleine charge, usant de son frein à main pour soigner sa dérive, avant de plonger vers la partie terre de Dover Slope. Les sensations sont justes saisissantes. Littéralement enfoncé au fond de mon baquet, les JRX Cup qui partagent alors la piste avec les SuperCars, sont rapidement avalées dans les rétroviseurs de la DS3. Le spectaculaire virage de North Bend qui domine la piste va me permettre de tester les capacités de freinage d’une SuperCar.

Hvaal et son pilotage généreux n’ayant choisi l’option de la pédale du milieu qu’au tout dernier instant, me voici projeté vers l’avant. Une chose est certaine, je ne suis plus qu’une matière inerte, incapable de contrôler les mouvements de mon corps, pourtant sévèrement limités par l’usage d’un harnais serré au millimètre près …

La descente du circuit ne sera qu’une formalité, Alexander préférant flirter avec rails, vibreurs et murs dès qu’une courbe se présente à lui. Le second tour me permet de reprendre « connaissance ». Une JRX à l’horizon forcera le norvégien à modifier sa stratégie au tout dernier moment, incitant ce dernier à emprunter le « Joker Lap ». L’entrée dans la partie périphérique du circuit ne trahit pas les intentions premières du pilote Hansen Motorsport, qui semble prendre plaisir à chaque fois que l’occasion se présente de faire rugir son engin démoniaque.

Le décor défile tellement vite depuis l’intérieur de l’habitacle, que le champ de vision semble réduit au strict minimum. L’expérience est grisante, mais la fin de la seconde boucle est proche, et je ne dois pas perdre une miette de ces  dernières secondes au contact de cette véritable machine de guerre.

Le retour sur la terre ferme est violent tellement les sensations engrangées échappent à l’entendement. L’impression d’avoir dompté un animal sauvage se fait prégnante, et ne donne qu’une seule envie, y retourner au plus vite. Et dire que certains dépenseraient des fortunes pour voyager dans l’espace …

Crédit photo: Tom Banks/RallycrossRX

 

 

 

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