
Rescapé malheureux de la manche de Faleyras, Guillaume Rouillard s’est néanmoins offert une fin de championnat consistante avec une cinquième place à Lohéac, avant de doubler la mise avec un nouveau Top 10 à Essay 2. Pourtant, et en dépit de ces bons résultats conclus par une 12ème place au général, le pilote armoricain ne sera pas au départ du championnat 2013, préférant consacrer les prochains mois à la construction d’une nouvelle voiture.
« Je vais faire une pause en 2013 puisque nous sommes en train de construire une nouvelle voiture. Avec la Citroën Saxo dont je dispose actuellement, il aurait été trop difficile d’aller chercher de bons résultats en Super1600. C’est la raison pour laquelle nous nous sommes lancés dans ce nouveau projet. Je ne sais pas dans quelle catégorie cela se fera, mais ce sera bien sûr en Rallycross, et avec une voiture du groupe PSA. Je ne veux pas trop en dire, mais pour le moment, il s’agirait plutôt d’une Peugeot. Nous avons pris la décision de ne pas rouler lorsque nous avons vu le règlement. Pour intégrer le Super1600 avec notre Saxo, il aurait fallu y apporter beaucoup d’évolutions. Et comme la Saxo arrivera en fin d’homologation d’ici quelques saisons, il était plus raisonnable d’investir dans une autre voiture de conception plus récente. » explique Guillaume, avant de revenir sur son parcours dans le cadre du championnat 2012.
Hors-du-coup à Essay pour la première de la saison, Guillaume avait fait en sorte de redresser la barre, un mois plus tard, lors du rendez-vous de Faleyras. Ressorti de la finale B en compagnie du futur vainqueur, Jean-Luc Durel, le pilote de la Citroen Saxo avait malheureusement eu à subir les affres du terrible crash occasionné par l’épaisse poussière du tracé girondin.
« L’auto était totalement neuve lorsque nous sommes arrivés pour la première du championnat. Nous avons dû composer avec une voiture difficile à manier et des hauteurs de caisse inadaptées. On a fait en sorte de rectifier le tir pour Faleyras, mais malheureusement, notre accident en finale A nous a fait passer beaucoup de temps sur la Saxo afin de la remettre en état pour Kerlabo. Sur le coup, je me suis dit que ma saison était terminée, mais en démontant on s’est aperçu du contraire note Guillaume, qui après pratiquement 300 heures de travail, a su revenir à temps pour Kerlabo.
« Nous avons fait une bonne fin de championnat. De toute façon, même sans notre crash de Faleyras, nous n’avions pas dans l’idée de faire la saison dans son intégralité. Donc hormis les heures passées sur la voiture après cette épreuve, cela n’a pas chamboulé notre programme 2012. Je n’ai pas eu de crainte au moment de remonter dans la voiture. Dans un tel contexte, le mieux reste de se remettre tout de suite derrière un volant, car plus on attend, plus les chances de cogiter sont importantes. De toute façon, ce n’était pas mon premier accident, et je sais aussi que ce n’était pas le dernier, donc cela aide à relativiser. Je suis revenu totalement confiant pour Kerlabo, même si j’ai dû abandonner à cause d’un bris de boîte de vitesses, conséquence du choc de Faleyras. C’était de notre faute puisque nous aurions dû réviser la boîte avant de revenir à la compétition. Le point positif reste que j’ai rapidement été rassuré dès les premiers mètres, car le comportement de la voiture était parfait. »
Si le retour de Guillaume sur ses terres armoricaines de Kerlabo s’est soldé par un échec, en revanche, sa cinquième place ramenée de Lohéac permettra à l’intéressé d’entrevoir la fin du championnat sous un autre angle.
« Même si j’évolue à domicile à Kerlabo, ce n’est pas mon tracé favori. Par contre, je ne voulais pas manquer Lohéac, car tous mes partenaires étaient présents. Nous avons abattu un énorme travail entre Kerlabo et Lohéac sur la Saxo, et cette cinquième place a pleinement récompensé nos efforts. Notre objectif en début de saison 2012 était d’intégrer le Top 10. Mais sur la fin du championnat, nous avions revu cela à la hausse en tentant de nous rapprocher du Top 6. Après, il est clair qu’il était trop compliqué d’aller chercher les leaders de la catégorie. » conclut un Guillaume Rouillard désormais pleinement tourné vers un nouveau projet qui le tiendra éloigné des paddocks jusqu’en 2014.
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